
Le portrait, chez Olsommer, n’est pas resté l’exercice d’un moment, mais il est présent à travers tout l’œuvre, sur près de soixante ans. Il est comme le double en images de ses carnets intimes. Ainsi, l’artiste nous livre-t-il aussi bien un état d’âme qu’un moment anecdotique ou un détail vestimentaire. L’effet de renouvellement est encore accentué par l’utilisation de toute la gamme, riche et variée, des techniques souvent très élaborées et intimement fondues, auxquelles l’artiste recourt.
A ses débuts, Olsommer, fortement marqué par le symbolisme, donne plusieurs portraits de lui, dont l’esprit s’apparente au courant dont il est familier. Olsommer fait certains emprunts significatifs à l’iconographie religieuse, tels l’auréole ( expression du rayonnement du sage) ou le nimbe du saint. Il utilise le fond d’or des icônes slaves, qu’il a pu admirer lors de ses voyages en Bulgarie, le pays d’origine de son épouse Veska Monéva. Il affirme ainsi le caractère sacré de la vocation d’artiste.